Le chômage est élevé en Afrique, en particulier dans les pays à revenu intermédiaire, où il atteint la barre des 50 % dans certains pays. Si les pays à faible revenu affichent des taux de chômage très faibles, force est de reconnaître que les statistiques sont trompeuses, car elles masquent un niveau élevé de sous-emploi, et de secteurs informels particulièrement larges, avec des rendements faibles et des taux de vulnérabilité élevés. Le secteur informel emploie jusqu’à 80 % de la population active africaine.
L’impressionnante croissance économique enregistrée par l’Afrique au cours des 15 dernières années n’a pas généré suffisamment d’emplois, du fait qu’elle était concentrée dans les secteurs à forte intensité de capital, tels que l’industrie extractive ou les produits de base, qui ne nécessitent pas beaucoup de main-d’œuvre.
Pour remédier à la croissance sans emploi, l’Afrique a besoin d’une transformation économique structurelle, c’est-à-dire le passage, à grande échelle, de la main-d’œuvre de secteurs ou activités à faible productivité vers des secteurs ou activités plus productifs.
Pathé TOURE