Selon une communication de son trésor public, la deuxième économie d'Afrique a obtenu 500 millions $, arrivant à maturité dans 5,75 ans (presque 6 ans), au taux 3,9%.
Ce taux est historiquement bas, lorsqu'on le met en comparaison, aux 14 emprunts internationaux effectués en dollars par les pays africains depuis 1994.
Toujours selon le communiqué du trésor public sud-africain 59% des investisseurs ayant participé à l'intervention, étaient originaires du Moyen-Orient. Dans ces conditions, certains experts de la finance qui suivent la progression des prêts sukuks, n'hésitent pas à penser que cela stimulera d'autres pays africains (musulmans ou non) à y recourir
En Afrique du Sud, des entreprises publiques, comme Eskom (énergie), Transnet (transport) ou encore la compagnie en charge de la gestion des ports ont manifesté leurs intentions de recourir à la finance islamique. Selon une note d'analyse effectuée par l'agence américaine de notation Moody's, les emprunts Sukuks des Etats devraient globalement progresser de 30% en 2014.
Ecofin