Le scénario central du DPBEP prévoit un déficit budgétaire ramené de 4,9 % du PIB en 2027 à 3,8 % en 2028, puis 3 % en 2029, conformément à la norme communautaire de l'UEMOA. Sur l'ensemble du triennat, les recettes de la loi de finances devraient atteindre 19 228 milliards FCFA contre 22 133 milliards de dépenses. La pression fiscale franchirait pour la première fois le seuil des 20 % dès 2027, portée par une Stratégie de Recettes à Moyen Terme misant sur l'élargissement de l'assiette plutôt que sur la hausse des taux.
C'est un scénario cohérent, documenté, appuyé sur une architecture institutionnelle réelle : réforme du Code général des Impôts, nouveau système SENTAX, généralisation de la facture électronique, création du Comité d'Orientation et de Suivi des Initiatives de Valorisation et de Recyclage d'Actifs. Sur le papier, tout tient.
Le problème, c'est que ce scénario repose sur un empilement d'hypothèses simultanément favorables, mais que les données du premier trimestre 2026, présentées dans le document lui-même, commencent déjà à contredire.
Des réformes fiscales qui peinent à décoller