CLASSEMENT 2024 : TOP 50 DES BANQUES DE L’UMOA

De ce point de vue, ce classement constitue un outil d’aide à la décision pour les investisseurs, les régulateurs, les analystes financiers et tous ceux qui s'intéressent aux dynamiques du secteur bancaire ouest-africain. Dans sa…
De ce point de vue, ce classement constitue un outil d’aide à la décision pour les investisseurs, les régulateurs, les analystes financiers et tous ceux qui s'intéressent aux dynamiques du secteur bancaire ouest-africain.
Dans sa configuration actuelle, le marché bancaire de l'Union est un écosystème financier qui est en pleine expansion, caractérisé par une forte croissance sous une supervision réglementaire unifiée.
Les places bancaires de la Côte d’Ivoire et du Sénégal représentent respectivement 35,6% et 19,3% du marché sur la base des actifs totaux. Elles sont suivies, par ordre d’importance, du Burkina (13,3%), du Mali (11,0%), du Bénin (9,7%), du Togo (7,1%), du Niger (3,4%) et de la Guinée-Bissau (0,7%).
A fin 2024, on a dénombré 160 établissements de crédit agréés comme en 2023, réparti ainsi qu’il suit : 135 banques, dont 23 succursales, et 25 établissements financiers à caractère bancaire, dont 5 succursales. Il convient de noter que 27 banques sont inscrites sur la liste des Établissements Bancaires d'Importance Systémique (EBIS) en 2024, contre 26 en 2023.
Ces banques (EBIS) sont considérées par la Commission Bancaire de l'UMOA comme étant trop grandes ou trop interconnectées pour faire faillite sans causer à l'ensemble du système financier et à l'économie de la zone, des perturbations majeures.
Les vingt-sept (27) EBIS concentrent 41,2% des actifs du système bancaire de l’UMOA et affichent un taux brut de dégradation du portefeuille de crédit de 7,7% et un ratio de solvabilité de 14,5%.
Le réseau bancaire de l’UMOA (agences, bureaux et points de vente) s’est renforcé de 473 unités en 2024 (+17,2%), pour atteindre un total de 3 220 en 2024. La même tendance est observée au niveau des GAB/DAB, dont le nombre a augmenté de 486 unités (+13,3%), pour ressortir à 4 145 à fin 2024.
Globalement, le secteur bancaire sous régional affiche une bonne tenue des indicateurs d’activités en 2024. Le total de bilan des établissements de crédit s’est établi à 72 068,3 milliards, en hausse de 9,3%, tandis que leurs emplois se sont chiffrés à 63 591,5 milliards, enregistrant une consolidation de 7,1% par rapport à 2023.
Les crédits à la clientèle ont aussi progressé de 5,6% pour atteindre 36 888,3 milliards à fin 2024. Dans la foulée, la qualité du portefeuille s’est légèrement améliorée, avec un taux brut de dégradation à 8,5%, contre 9,2% en 2023. Les ressources bancaires s’élèvent, quant à elles, à 57 897,9 milliards en 2024, soit une augmentation de 8,0%. Elles sont majoritairement constituées de dépôts (83,3%), en croissance de 7,2%.
Le Produit Net Bancaire (PNB) s’est accru de 3,4%, pour atteindre 3 431,3 milliards. Le secteur demeure donc rentable, à preuve, le résultat net étant ressorti à 1 105,3 milliards, soit 11,7% de plus qu’en 2023.
La solvabilité des établissements de crédit s’est aussi renforcée, avec un ratio moyen ressortant à 14,7%, contre 14,1% en 2023, pour une norme de 11,5%.
- Société Générale Côte d’Ivoire,NSIA Banque Côte d'Ivoire et Coris Bank International Burkina Faso, les trois banques « too big to fail » de l’UMOA
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